HPV

Le HPV est un virus qui se situe au niveau de la peau et peut se manifester par des verrues indolores en forme de choux-fleur sur les organes génitaux. La majorité des infections ne donne cependant pas de symptômes et guérit spontanément en quelques mois, grâce à l’apparition d’une immunité. Selon le type de virus de cette famille, les manifestations peuvent être plus graves (lésion du col de l’utérus pouvant évoluer vers un cancer). Le virus est fréquent mais son évolution vers le cancer est rare.

Le HPV se transmet par les rapports sexuels et même par les jeux amoureux sans pénétration

Pour se protéger, il faut éviter tout contact avec les lésions.

Le meilleur moyen de détecter le virus est de faire un examen médical et un frottis vaginal chez un gynécologue privé ou dans un planning familial.

Depuis 2007, il existe dans notre pays deux vaccins contre les HPV: un vaccin bivalent (HPV types 16 et 18) et un quadrivalent (HPV types 16, 18, 6 et 11).
Ces vaccins protègent contre les papillomavirus 16 et 18, responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus. Mais ils ne protègent pas contre tous les virus qui peuvent provoquer ces cancers; ils n’assurent donc pas une protection totale. Lorsque la vaccination est administrée à une jeune fille n’ayant pas encore eu d’activités sexuelles, on estime que la protection donnée par le vaccin est d’environ 70%, pour autant que la vaccination soit complète. C’est la raison pour laquelle le dépistage du cancer du col par frottis reste essentiel.

En Communauté française, la moitié des jeunes ont leurs premiers contacts sexuels avant 17 ans, dont une partie avant l’âge de 14 ans. L’âge le plus indiqué pour la vaccination des jeunes filles est donc celui de 12 ans. Le Conseil Supérieur de la Santé recommande d’ailleurs la vaccination aux jeunes filles entre 10 et 13 ans.

La vaccination est aussi proposée aux adolescentes de plus 14 ans et aux jeunes femmes de moins de 26 ans, idéalement avant les premiers contacts sexuels c’est-à-dire avant le risque d’être infectée par le HPV.
Bien que l’infection à HPV soit sexuellement transmissible, la vaccination n’est actuellement pas recommandée aux garçons.

La vaccination consiste en 3 injections intramusculaires.